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Jeudi 18 décembre 2008 4 18 /12 /Déc /2008 09:34

Une fois n'est pas coutume, il m'arrive d'entendre mon réveil, de me lever tôt le matin et de me réveiller avec les infos du jour. Eh bien aujourd'hui, j'aurais préféré dormir.


Outre le mouvement lycéen dont je ne sais que penser ni ce qu'il va devenir (certains pensent déjà à un mouvement européen proto-révolutionnaire, d'autres, bah, s'en foutent), le flash de 7h n'était pas pour me plaire.


Il y a une semaine, le gouvernement annonçait la hausse du plafond des bourses du CROUS, qui passe de 27 000€ à 32 000€ par an (2250€ et 2666€ par mois.) Ce qui m'a souverainement fait hausser les épaules : c'est très gentil, ça va encore coûter de l'argent, et bon sang, si je pouvais vivre avec 2600€ par mois, même à deux, je serais drôlement contente. Si on est pauvre avec des revenus pareils, je me demande ce que je suis.


Non, en fait, ça me fout en rogne. Y'aura toujours des gens pour me dire "oh, mais, dis donc, tu exagères, quand on élève plusieurs enfants on n'a pas trop de 32 000€ par an." A un argument pareil, je réponds tout aussi bassement qu'il y a des gens qui font la même chose avec un SMIC. Histoire de vous faire relativiser un peu.


Non parce que, de mon côté, c'est tout de même drôle ce qui m'arrive. J'ai déposé un dossier de demande de bourse en janvier 2008. En septembre, sans nouvelles du CROUS, je suis allée les voir, pour apprendre qu'ils avaient tout bonnement perdu mon dossier, et m'affirment ne jamais l'avoir eu. Ouais, faut que j'ai une discussion avec mon double schizophrène, j'imagine. C'est là qu'intervient l'un des dialogues les plus surréalistes auxquels il m'ait été de participer, et, je n'aime pas spécialement faire étalage de ma vie, mais là, bon sang, ça vaut le coup.

"Voilà, alors il faut que vous complétiez un dossier [un nouveau dossier, pensé-je intérieurement], pour lequel il vous faudra blablabla [...] et une déclaration de revenus de vos parents.
- Euh, mon père est mort et ma mère a disparu au Brésil, j'ai pas de déclaration de revenus de mes parents [là, je rigole, intérieurement toujours]
- Il en faut quand même une.
- ...
- ...
- Euh ouais, ben, bonne journée, au revoir."

Donc voilà. Le système des bourses est tellement bien fait en France que, lorsqu'on n'a aucun revenu, on ne peut pas en bénéficier. C'est chouette hein ? Mais revenons-en à France Inter. Or donc, augmentation du plafond des bourses. Et hier, notre Président de la République annonce qu'il compte porter la proportion de boursiers dans les classes prépa à 30%. Et alors là, je rigole. Parce que j'y étais, en prépa, et si on était trois boursiers par classe, c'est beaucoup. Mais évidemment, super-Sarkozy a une solution pour tout : vous voulez plus de boursiers en prépa ? Facile, augmentez le nombre de boursiers ! Mettez-les en échelon 0 (pas de frais de scolarité dans l'enseignement public, mais pas de versements mensuels) pour que ça coûte pas trop cher. Avec la fourchette 27 000-32 000€, vous touchez pile poil les classes moyennes, la plus sensible aux petits cadeaux du gouvernement. Non seulement vous passez pour le Père Noël, mais en plus vous avez des chances de remplir vos objectifs.


Alors, évidemment, les médias n'ont pas mis en relation les deux informations. La première a été diffusé de manière assez modérée, je n'arrête pas d'entendre parler de la seconde. Et voilà un nouvel exemple de ces "comme par hasard" médiatiques.


D'ailleurs, au passage, le même flash info, évoquant les droits des homosexuels dans le monde, a décrit l'homosexualité comme un choix. Alors là, bravo. Pour une fois que l'on a un terme plutôt bien choisi, et conventionnel, celui "d'orientation sexuelle", il faut parler de choix. Que l'homosexualité soit un choix, ça paraît chouette, mais quand même, j'ai des doutes. Parce que, dans ce cas, quid des bisexuels ? Des indécis, qui ne savent pas choisir ? Des goulus qui ne savent pas ce qu'ils veulent ? Des hybrides, des doubles hérétiques ? [oui, je rappelle au passage que le mot "hérésie" vient du grec haireo qui veut dire choisir, et c'est ma joie.] Je crois que je ne préfère pas savoir.


D'aucuns diront que je pinaille, mais il y a un proverbe anglais qui dit "God is in the details." Alors Dieu, je m'en fous, mais laissez moi mon gode.

Par Anankè - Publié dans : Radio-paranoia
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Samedi 13 décembre 2008 6 13 /12 /Déc /2008 17:49

Il est de ces préjugés tenaces dont on ne sait se désengager sans un effort véritable de l’esprit, idées ancrées en nous par je ne sais quel imaginaire collectif qui nous donne pour vrai l’opinion du plus grand nombre, quand la parole du sage est écartée et ignorée. C’est bien évidemment dans l’absurde que nous trouvons cette issue idéale chère à André Breton, issue par laquelle nous franchissons les portes de l’obstination pour se départir des notions de probable et d’improbable, de vrai et de faux, d’alcoolisme et de sobriété. Ainsi s’ouvrent les frontières de la réalité et l’absurde devient chose commune et facile à rencontrer sur le chemin de nos vies.


Le totalitarisme néo-nazi-communiste de la pensée voudrait qu’on ne puisse faire une omelette sans casser les oeufs. C’est pourquoi je m’élève vivement, je m’indigne, je trépigne, je râle et je tape du pied : ça ne se passera pas comme ça ! Avec l’aide des dons héréditaires du Docteur G., je me propose d’ouvrir avec vous les portes de la perception gastronomique et de mettre une fois pour toute un terme à cette iniquité.


1) Il s’agit tout d’abord de vous munir d’une bonne quantité d’oeufs. Il est généralement recommandé de prévoir 2

pièces par tête de pipe, ce qui ne veut pas nécessairement dire que l’oeuf devra être inséré dans votre anus pendant une fellation. C’est pour le moins une pratique qui n’est pas désignée sous le terme d’”omelette”. Si vous souhaitez employer des variétés exotiques d’oeufs, comme les oeufs d’autruche, les oeufs de dinosaure, les oeufs de lompe, les oeufs de boeuf (aussi appelés “judas”), adaptez la recette en conséquence.


2) La première étape de la préparation de l’omelette à proprement parler consiste à passer votre sélection d’oeufs dans un robot-mixer à ultra-sons, afin de mélanger soigneusement le blanc et le jaune et les noyer dans l’oeuf. Si vous ne disposez pas du matériel nécessaire, vous pourrez, le cas échéant, utiliser des applicateurs d’appareil Fitness ou un accélérateur de particules suisse. Notez au passage qu’il est préférable de ne pas utiliser d’oeufs frais.


3) En effet, il est scientifiquement prouvé par des chercheurs sérieux qui tripatouillent de l’ADN que quelques jours de maturation permettent la formation d’une poche d’air ou chambre à air à l’intérieur de l’oeuf. (voir fig.1) Cette chambre à air, outre qu’elle regonfle les pneus des vélos dans les têtes des tripatouilleurs d’ADN, va nous permettre de parfumer notre omelette. Pour ce faire, munissez vous d’une grosse seringue effrayante et pointue (voir fig.2) que vous pouvez également accompagner d’une infirmière tout aussi effrayante mais néanmoins sexy (voir fig.3.) D’ailleurs, si elle pointe, c’est que ce n’est pas le moment de cuisiner les oeufs mais de finir de cuisiner l’infirmière. Quoiqu’il en soit, percez le bout inférieur de l’oeuf. Remplissez la seringue de ce que bon vous semble : ciboulette, purée, chocolat, sel, poivre, ananas, champignons, LSD, etc. Faites lentement et tendrement pénétrer la seringue dans le trou inférieur de l’oeuf et injectez-y ce qui vous a semblé beau à la phrase précédente. Repassez brièvement vos oeufs aux ultra-sons pour bien mélanger, mais sans excès : la nature a horreur des excès.


4) Faites chauffer la poëlle à omelette, remplissez la d’eau que vous porterez à ébullition et plongez-y les oeufs ; laisser sur le feu 6 minutes, réserver. Retirer les oeufs du feu sans vous brûler, et servez sur assiette. Munissez vos convives de gants en laine grossière : outre que ça isole, ça leur donnera l’air con.  Percez généreusement chaque oeuf aux deux extrémités, et dégustez en aspirant d’un coup sec. Vous verrez, comme disait l’autre, c’est extra.


4.2) Malgré l’indiscutable vigueur avec laquelle vous aurez aspiré et sucé votre omelette sans casser les oeufs, il se peut qu’il reste de petits morceaux collés dedans, affreusement frustrants, houhouhou. Pour y remédier, les laboratoires à Nanket vous proposent leur cuillère à omelette : souple, en silicone non toxique et aromatisé mie de pain, elle conviendra parfaitement aux enfants de moins de 36 mois. Elle vous permettra de curer votre omelette sans en laisser une miette : sa conception ergonomique permet d’explorer pleinement tous les recoins de l’architecture ovoïde. Inusable, thermorésistant, utilisable au micro-onde ou au four domestique, lavable en machine ou d’un simple coup d’éponge grâce à sa texture micro-alvéolée des laboratoires à Nanket, il fera le bonheur de la ménagère qui sera ravi de son assortiment de 42 coloris à composer soi-même.


En vous souhaitant un très bon appétit, je vous prie, Madame, Monsieur, d’agréer l’expression de mes encouragements culinaires les plus cordiaux.

Par Anankè - Publié dans : Blabla
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Mercredi 10 décembre 2008 3 10 /12 /Déc /2008 17:48

En lisant le Siné Hebdo, d’aujourd’hui (n°14), j’ai constaté avec la plus grande déception qu’il se livrait précisément à l’exercice que je dénonçais il y a quelques temps. Je cite :

Le visage de la Sarkozie ressemble de plus en plus à l’une des gravures de Posada. Aussi avenant, ouverte, aimable et sympathique ! Odieuse, injuste, policière, religieuse, s’attaquant systématiquement aux plus faibles, aux pauvres, aux étrangers, et n’épargnant même plus les lardons ! Combien de temps allons-nous supporter ce totalitarisme qui s’intalle ? On se croirait en Allemagne de l’Est avant la chute du mur.

Elle doit finalement être bien réelle, cette fameuse crise qui justifie tout, pour que même Siné aie pu me décevoir.

Par Anankè - Publié dans : Brèves
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Lundi 8 décembre 2008 1 08 /12 /Déc /2008 17:45

Je ne pouvais continuer à m’auto-élucubrer ici-même sans dire quelques mots du joyeux bordel volontairement organisé par moi samedi dernier. Je dois dire que, sans me vanter, c’est l’un des plus beaux bordels dont il m’ait été donné d’être témoin.

Le fil des lieux et des événements se perd ; avouons même franchement qu’il était perdu avant même d’avoir été, euh, tissé. Cet hommage cinglant au discordianisme avait en réalité commencé la veille, où j’ai pu observer le mystérieux développement d’un nid de post-it majoritairement  d’un vert à faire pâlir un martien, qui avait déjà commencé à leur machiavélique étiquetage pièce après pièce dans l’inénarrable antre de Slipman. Le lendemain, je fis un trajet d’une honorable absurdité pour me procurer un nouveau disque dur, ceci dans le seule but d’y transférer mes mp3 afin de pouvoir les diffuser par mon ordinateur en espérant pouvoir relier celui-ci à la chaîne-hifi locale. Vous voyez, ce qui est bien avec les avancées technologiques, c’est que ça simplifie les choses.

Or donc, nous fêtames mes 20 ans, qui tombaient pile le jour de ma naissance, mais 20 ans plus tard. J’avais eu en tête pendant la journée une regrettable mélodie obsédante, qui me libéra cependant, et à jamais, d’une autre pas franchement plus fréquentable, quoiqu’esthétiquement plaisante. Bref.

Je passe volontairement sous silence les épisodes intermédiaires, comprenant des histoires de quille, la ligne 38, quelque chose avec une pute et un rabbin, du vol de luxe, de nouveaux post-its, des bières, pour tenter d’imaginer un vague rendu de ce joyeux paysage. Il y eut, je me le rappelle, des gens un peu partout, un peu dans tous les sens, un chef toqué se roulant par terre dans la moquette, un papillon de lumière, un ami surgissant dans la cuisine pour m’insulter haut et fort, puis s’interrompant en se demandait comment ça lui était venu, un autre ami gratifiant le premier d’un “je dois dire que tu es vraiment très beau” quelque peu imbibé, des bouteilles un peu partout, du guacamole, un combat de catch, des collants marrons ou violets, ça dépend, les mêmes collants sur des jambes, puis une tête, puis la même tête avec un bandeau, le même bandeau derrière une banane, la banane dans l’oreille, un Jedi à côté, une bure qui traîne par terre, un iPhone sabre-laser, tout ça en même temps et sur la même personne (votre servitrice), un adoubement à la brosse à chiottes, et surtout un pangolin.

Je profite de cette tribune pour m’interrompre grossièrement afin de rétablir la vérité sur les pangolins. C’est vrai, c’est pas très gentil ce qu’on dit d’eux. Loin d’être de petits singes avec de grands yeux mignons, le pangolin se compose de :

  • 2 kg de viande
  • 6 oeufs
  • de la farine
  • des oignons coupés très fins
  • diverses épices
  • des carottes en forme de lettres
  • des feuilles d’artichaut, mais très jolies.

 

Modelés par deux Frankenstein de cuisine, il prit vit dans la chaleur infernale des fourneaux, et connut une mort héroïque avec l’aide d’une bande éthylisée de joyeux drilles. Et c’était bon.

Je disais donc, avant d’être grossièrement interrompue par moi-même et Ernestine la pangoline, que je suis toute à vous qui étiez là pour rajouter toutes ces choses que je n’ai pas dites, parce que j’ai oublié ou qu’ils sentaient pas bon, et suis à l’affût gargantuesque de preuves photographiques. J’ai dit.

Par Anankè - Publié dans : Humeur
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Jeudi 4 décembre 2008 4 04 /12 /Déc /2008 00:58

Depuis que j'habite seule, j'écoute France Inter. Que ce soit bien clair : cette longueur d'onde est ma religion - avec Desproges, les pangolins, le violet, le pain beurré, la lutte contre le concombre, la Licorne Rose Invisible, le discordianisme et les points Godwin - mais ma religion malgré tout. Ce qui signifie que toute personne se risquant à formuler une critique à son endroit (oui, "à son endroit", cette expression est magique), en particulier si elle est justifiée, rationnelle et argumentée, s'expose aux sanctions les plus terribles, allant de mon mépris souverain à une moue qui vous fera regretter d'avoir été doté d'un muscle cardiaque et d'un système oculaire.


Cependant - ici on voit se dessiner un plan en trois partie (thèse, antithèse, épenthèse) - ma religiosité n'a d'égal que mon athéisme. Eh oui. En conséquence, je ne peux me livrer au culte sans me munir de mon scepticisme le plus pénible et le plus insistant. Sachant, que bien sûr, nous sommes tous manipulés par une puissance occulte, voire plusieurs, qui a pour ambition la conquête du monde alors que c'est moi qui l'aurai, il est de mon devoir religieux et athée de détecter comment on nous ment et on nous spolie blablabla.


A la radio, les choses sont très simples en fait. Depuis l'élection de Sarkozy, dont il va vraiment falloir que j'arrête de parler parce que, hein, voilà, je note que nous subissons des campagnes médiatiques fort amusantes : on commence par nous asséner une série de faits divers insignifiants mais tous identiques, pendant quelques jours ou semaine, et quand on estime que la soupe est prête, pof, une loi est votée pour mettre fin à ces terribles horreurs. Car oui, ce sont forcément de terribles horreurs, oh là là que le bon peuple s'insurge et se lamente.


Je rassemblerai ces petits moments de manipulation des masses sous la rubrique "radio-paranoia" que voici donc. Ce qui m'amène à celle d'aujourd'hui.


Elle concerne les affres de l'hiver. Chaque matin, j'apprends qu'un nouveau SDF est mort, de froid ou de faim. Ce fait en lui-même est bien évidemment très triste oh là là et le cynisme c'est fatigant parfois. C'est malgré tout un fait d'une effarante banalité, dont je me demande si elle mérite d'être mentionnée dans les cinq courtes minutes que France Inter accorde en chaque début d'heure à ses flash info. C'est surtout celui d'aujourd'hui qui m'a fait tiquer. Vous aurez sans doute entendu parler de la "bévue" de Michel Sappin, préfet de la région PACA, qui a promis que les SDF seront "bien au chaud dans les centres de rétentions." Les centres d'accueil ont donc mauvaise presse, en ce moment. Et les médias ne cessent de nous parler de nouvelles morts tandis que Nicolas Sarkozy a lourdement expliqué qu'on ne forcerait pas les gens à intégrer ces centres s'ils ne le désiraient pas.


(à ce propos, j'ai vu les images de cette intervention du 28 novembre 2008 dans le Zapping du 29 et ce type me fait toujours aussi peur. Quand je l'entends descendre à un ton infantilisant et populaire - je ne dirai pas populiste, c'est trop facile - où il est question de "donner à manger un bon repas chaud", de "lui proposer de prendre une douche ou un bain", j'ai l'impression de relire les écrits misérabilistes du XIXe siècle sur la paupérisation et tutti quanti. Dans la forme comme dans le contenu. Il est beau le progrès.)


Le flash d'aujourd'hui a donc annoncé la mort d'un nouvel SDF. L'essentiel du petit reportage a porté sur le fait que les gens du quartier le connaissaient (c'est toujours plus triste quand ce n'est pas anonyme), qu'il touchait encore sa retraite (hein qu'elles sont gentilles les caisses de l'Etat) mais qu'il refusait d'intégrer un centre d'accueil (hein qu'ils sont jolis nos centres d'accueil, on est là nous, c'est eux qui veulent pas.)


Croyez-moi ou non, mais je suis prête à parier un panini trois fromages que Sarkozy va très prochainement annoncer de nouvelles mesures sur la prise en charge des SDF. Quand le bon peuple sera suffisamment gavé de misérabilisme. Rien ne compte plus qu'une cote de popularité.

Par Anankè - Publié dans : Radio-paranoia
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